Le nouveau rapport de l'UNICEF intitulé Education Under Fire (en anglais - L'éducation sous les tirs croisés), est publié au moment même où les enfants canadiens commencent leur année scolaire.
AMMAN, le 3 sept. 2015 /CNW/ - Selon un rapport publié aujourd'hui par l'UNICEF, la flambée des conflits et les bouleversements politiques qui sévissent au Moyen-Orient et en Afrique du Nord empêchent plus de 13 millions d'enfants d'aller à l'école.
Le rapport Education Under Fire traite des répercussions de la violence sur les enfants et les systèmes d'éducation dans neuf pays directement ou indirectement touchés par les conflits.
Alors que les familles d'ici ont complété les derniers achats afin que les enfants soient prêts pour cette rentrée des classes, ce rapport nous rappelle brutalement que les conflits empêchent plus de 13 millions d'enfants d'être scolarisés. Ces enfants vivent dans les pays les plus dangereux du monde, comme la Syrie, le Soudan et le Yémen, et se retrouvent dans la ligne de mire d'un conflit dont ils sont les victimes innocentes. Privés d'éducation, c'est leur avenir qui est en jeu », a déclaré David Morley, président et chef de la direction d'UNICEF Canada.
La destruction des écoles et la peur de la violence entravent la scolarisation des enfants
Les attaques perpétrées, parfois délibérément, contre les écoles et les infrastructures scolaires constituent l'une des raisons principales qui empêchent de nombreux enfants d'aller en classe. En Syrie, en Iraq, au Yémen et en Libye seulement, près de 9 000 écoles ne peuvent plus accueillir les élèves parce qu'elles ont été endommagées ou détruites, abritent des civils déplacés ou sont occupées par les parties prenant part au conflit.
Les autres raisons empêchant les enfants d'aller à l'école incluent la peur qui incite des milliers d'enseignants et d'enseignantes à abandonner leur poste ou empêche les parents d'envoyer leurs enfants à l'école parce qu'ils craignent qu'il leur arrive quelque chose sur le chemin ou à l'école même.
Cinq ans plus tard, la crise syrienne continue d'empêcher les enfants d'aller en classe
En Jordanie, au Liban et en Turquie, plus de 700 000 enfants syriens réfugiés ne peuvent pas être scolarisés parce que les infrastructures scolaires nationales surchargées ne peuvent absorber le surplus d'élèves.
« Les effets dévastateurs du conflit sont ressentis par les enfants dans toute la région. Il ne s'agit pas seulement des dommages matériels que subissent les écoles, mais aussi du désespoir ressenti par une génération d'écoliers et d'écolières qui voient leurs espoirs et leur avenir brisés », résume Peter Salama, directeur régional de l'UNICEF au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Le rapport met de l'avant une série d'initiatives, dont le recours à l'enseignement individuel et l'augmentation du nombre d'espaces d'apprentissage qui permettent aux enfants de continuer à apprendre même dans les situations les plus désespérées. Le rapport souligne toutefois que le financement reçu pour ces initiatives ne répond pas aux besoins croissants, et ce, en dépit du fait que la grande majorité des enfants et des parents aux prises avec le conflit font de l'éducation leur priorité absolue.
L'initiative Non à une génération perdue! fait la promotion de l'éducation et de la protection des enfants
Le rapport souligne notamment que l'initiative Non à une génération perdue! requiert davantage de soutien. Cette initiative a été lancée par l'UNICEF et d'autres partenaires en 2013 afin de stimuler le financement international nécessaire pour subvenir aux besoins en matière d'éducation et de protection des enfants touchés par la crise syrienne.
En outre, le rapport lance un appel à la communauté internationale, aux gouvernements locaux, aux décideurs, au secteur privé et aux autres partenaires pour :
- réduire le nombre d'enfants non scolarisés en développant les services d'éducation informels, particulièrement pour les enfants vulnérables;
- accroître le soutien aux systèmes d'éducation nationaux dans les pays et les communautés locales frappés par le conflit, afin d'augmenter le nombre d'espaces d'apprentissage, de recruter et de former des enseignants et des enseignantes, et de fournir du matériel pédagogique;
- plaider en faveur de la reconnaissance et de la certification des services d'éducation informels dans les pays touchés par la crise syrienne.
*Syrie, Iraq, Liban, Jordanie, Turquie, Yémen, Libye, Soudan, Palestine
À propos de l'UNICEF
L'UNICEF a sauvé la vie d'un plus grand nombre d'enfants que tout autre organisme humanitaire. Nous travaillons sans relâche afin de venir en aide aux enfants et à leur famille, et faisons tout ce qui est nécessaire pour assurer la survie de chaque enfant. Nous fournissons des soins de santé et des vaccins, apportons des secours d'urgence, donnons accès à de l'eau potable et à de la nourriture, et offrons ainsi une sécurité alimentaire, de même qu'un accès à l'éducation, et bien plus encore.
Entièrement tributaire de contributions volontaires, l'UNICEF vient en aide aux enfants sans égard à leur origine ethnique, leur religion ou leur opinion politique. En tant que membre des Nations Unies, l'UNICEF est présent dans plus de 190 pays, soit plus de pays que n'importe quel autre organisme. Notre persévérance et notre portée sont sans égales. Nous sommes déterminés à assurer la survie de chaque enfant, où qu'il soit.
SOURCE UNICEF Canada

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