Le jour de l'accident, dans une carrière de gravier, le représentant de l'employeur a rencontré brièvement ses collègues afin de planifier les tâches à venir. Une fois la réunion terminée, il s'est engagé à pied dans un chemin ascendant vers un tamis alors qu'un opérateur amorçait le démarrage de sa chargeuse. Ne voyant plus le représentant de l'employeur sur le chemin, l'opérateur a lui aussi commencé à monter la pente. Peu après avoir atteint le sommet, le représentant de l'employeur a été heurté par le godet de la chargeuse, puis écrasé par celle-ci. Le décès a été constaté sur les lieux.
Causes de l'accident
L'enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l'accident :
- L'opérateur de la chargeuse ayant une visibilité réduite en raison des angles morts de la chargeuse, accentuée par la topographie du chemin, n'a pas vu le représentant de l'employeur se trouvant dans la voie de circulation et l'a heurté mortellement.
- La planification des travaux ne tenait pas compte de la coactivité entre les travailleurs à pied d'œuvre et les équipements lourds.
Comment éviter un tel accident
Pour prévenir les accidents liés à la coactivité entre les travailleurs à pied et l'équipement lourd, des solutions existent, notamment :
- planifier la circulation des véhicules et des travailleurs à pied de manière à éliminer ou à restreindre le partage des espaces, et mettre en place des mesures de sécurité pour protéger toute personne qui circule sur le site;
- baliser les voies de circulation, les aires de recul et les aires de travail;
- informer toute personne qui doit circuler sur le chantier des mesures de sécurité et des règles de circulation prévues sur le site.
L'employeur est légalement tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l'intégrité physique et psychique de ses travailleurs. Il a également l'obligation de s'assurer que l'organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour répondre à ces exigences sont sécuritaires.
Les travailleurs doivent faire équipe avec l'employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens afin de les éliminer ou de les contrôler.
Suivis de l'enquête
Pour informer les milieux de travail et éviter que ce genre d'accident ne se reproduise, la CNESST transmettra son rapport d'enquête aux associations sectorielles paritaires et aux gestionnaires de mutuelles, qui informeront leurs membres pouvant être concernés par l'enquête et ses conclusions.
De plus, aux mêmes fins, le rapport d'enquête sera transmis aux associations suivantes :
- Association des entrepreneurs miniers du Québec.
- Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail du secteur minier.
- Associations des constructeurs de routes et grands travaux du Québec.
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Rapport d'enquête
Photos | Source : CNESST
Animation (libre de droits) | Source : CNESST
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La CNESST offre aux employeurs ainsi qu'aux travailleurs et aux travailleuses une porte d'entrée unique et une expertise intégrée en matière de normes du travail, d'équité salariale et de santé et de sécurité du travail. Sa structure de gouvernance est paritaire. Elle a notamment pour mission de gérer le Fonds de la santé et de la sécurité du travail, un fonds entièrement autofinancé dont elle est fiduciaire.
Pour plus d'information, visitez notre site Web (www.cnesst.gouv.qc.ca) et suivez-nous sur Facebook et LinkedIn.
SOURCE Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail
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Source : Vincent Audy-Lacroix, responsable des communications, CNESST -- Direction de la prévention-inspection -- Nord et Ouest, Téléphone : 873 991-1544
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