La torpeur économique du pays limite les marges bénéficiaires du secteur canadien des services de restauration
OTTAWA, le 11 avril 2016 /CNW/ - Alors que les Canadiens sont aux prises avec un ralentissement de la croissance du revenu disponible et un fort endettement des ménages, le secteur canadien des services de restauration devrait traverser une période difficile à court terme, selon le dernier numéro des Perspectives industrielles : secteur des services de restauration - Hiver 2016, publié par le Conference Board du Canada.
« Les Canadiens ont maintenant le ratio d'endettement le plus élevé des pays du G7 », affirme Michael Burt, directeur, Tendances économiques industrielles. « Le remboursement de leur dette par les consommateurs qui choisissent de le faire de façon prioritaire pourrait s'avérer de mauvais augure pour le secteur des services de restauration du Canada, puisque les sorties au restaurant sont l'un des premiers éléments que les ménages coupent en période de restriction budgétaire. »
FAITS SAILLANTS
- Le ralentissement de la croissance du revenu disponible et les niveaux sans précédent d'endettement des ménages pourraient se traduire par une demande intérieure plus faible en matière de sorties au restaurant.
- La faiblesse du dollar canadien encourage les touristes internationaux à séjourner au Canada, tout en obligeant les Canadiens à repenser leurs voyages à l'étranger. Cela devrait soutenir l'augmentation des dépenses touristiques intérieures et étrangères chez les prestataires de services de restauration.
- La croissance des coûts ayant dépassé celle des recettes en 2015, les bénéfices avant impôts du secteur ont chuté à 1,6 G$.
La croissance des dépenses dans les services de restauration varie considérablement dans les différentes provinces. En Alberta, le pessimisme croissant quant aux perspectives d'emploi a entraîné une baisse des dépenses par habitant dans les services de restauration. Confronté à une population vieillissante et à une faible croissance économique, le Québec n'a connu qu'une modeste progression des dépenses par habitant dans les services de restauration.
En revanche, les dépenses dans les services de restauration continueront à croître fortement en Ontario et en Colombie-Britannique. Portées par une forte demande des consommateurs et un secteur du logement robuste, ces deux provinces ont connu depuis 2012 une hausse moyenne des recettes des restaurateurs de 5,3 et de 6,9 % par an, respectivement, ce qui se compare avantageusement à une augmentation de seulement 3,2 % dans les autres provinces.
Les perspectives pour le secteur du tourisme sont bonnes, vu que le dollar canadien devrait rester sous la barre des 75 cents américains à court terme et que la performance économique des États-Unis demeurera forte. Cela fournira au secteur de la restauration le coup de pouce dont il a grandement besoin, puisque les dépenses touristiques intérieures et étrangères comptent pour plus d'un cinquième des dépenses canadiennes en services de restauration.
Le secteur canadien de la restauration devrait également bénéficier de certaines innovations, telles que les applications de commande en ligne, qui continueront d'offrir aux restaurateurs la possibilité de promouvoir leurs choix de menu et d'accroître leur clientèle en rejoignant des consommateurs qui ne se seraient pas rendus autrement dans leur établissement.
Comme la croissance des coûts a dépassé celle des recettes en 2015, les bénéfices avant impôts du secteur sont tombés à 1,6 G$. Les profits de l'industrie devraient s'améliorer cette année, passant à 2,1 G$ d'ici 2020. Cependant, les marges bénéficiaires demeureront stables et se situeront en moyenne à 2.8 pour cent au cours des cinq prochaines années.
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SOURCE Le Conference Board du Canada

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