L'ACRDQ à la Commission sur la santé et les services sociaux sur le PL 10 - Protéger l'offre de service, maintenir l'expertise et assurer le continuum des services en dépendance
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Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec (ACRDQ)05 nov, 2014, 12:00 ET
MONTRÉAL, le 5 nov. 2014 /CNW Telbec/ - Dans son mémoire présenté aujourd'hui à la Commission parlementaire de la santé et des services sociaux sur le projet de loi no 10, l'Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec (ACRDQ) a proposé un certain nombre de recommandations visant à garantir une place prépondérante aux services sociaux dans l'organisation des centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) et à protéger l'offre de service et l'expertise développée par les centres de réadaptation en dépendance.
Dans le contexte de la création des CISSS, le programme-services Dépendances représentera le plus petit volet de responsabilité de ces mégastructures. L'ACRDQ s'inquiète du fait que la pression constante exercée par les dépenses de santé ait un impact à moyen et à long terme sur les offres de service faites aux clientèles les plus vulnérables, comme celles aux prises avec une dépendance. L'ACRDQ a adressé 13 recommandations au ministre, toutes visant à protéger l'offre de service en dépendance et à maintenir dans le temps l'expertise unique développée par les centres de réadaptation en dépendance (CRD).
La pérennité des services en dépendance
Les offres de service faites aux clientèles les plus vulnérables requièrent la concentration et le regroupement des expertises et des compétences liées à l'intervention et au traitement. De façon optimale, l'ambitieuse réorganisation du réseau devrait assurer, au sein d'une même direction de programme, tout le continuum des services en dépendance, c'est-à-dire les services de première et de deuxième ligne. Dans cette vision, les recommandations que formule l'Association insistent sur la nécessité de prévoir une place significative à la mission en dépendance dans la structure de gouvernance des CISSS, en assurant la présence, à un haut niveau, de gestionnaires ayant un profil de compétence et d'expérience reconnu dans le secteur social, incluant le secteur de la réadaptation en dépendance, et ce, tant au sein des conseils d'administration que des comités de direction des CISSS et du programme-services Dépendances.
Par ailleurs, l'ACRDQ recommande qu'en plus des règles qui interdisent la permutation des budgets consentis à un programme-services les CISSS soient contraints de démontrer annuellement que les dépenses du programme ont été au moins égales au budget qui leur a été accordé. Des indicateurs de suivi des dépenses et une reddition de compte annuelle par programme-services doivent accompagner l'objectif de protection des budgets.
« Nous sommes conscients de l'impérieux besoin d'améliorer l'efficience du réseau de la santé et des services sociaux, affirme Mme Massicotte, mais cette transformation majeure doit s'accompagner de gains tangibles pour la population qui devront être mesurés dans le temps. Des acquis importants ont été réalisés dans le réseau des centres de réadaptation en dépendance en termes d'accessibilité, de continuité et de qualité de services. Cette ambitieuse réorganisation doit absolument permettre de poursuivre ces efforts et de protéger les acquis. »
Le mémoire déposé en commission parlementaire est disponible sur le site Internet www.acrdq.qc.ca.
À propos de l'ACRDQ
Depuis plus de 20 ans, l'Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec (ACRDQ) regroupe 16 centres publics de réadaptation en dépendance (CRD), répartis sur l'ensemble du territoire de la province et déployés sur plusieurs sites ou points de service. Le réseau des CRD constitue une référence incontournable en matière de services spécialisés de réadaptation des personnes aux prises avec des problèmes graves de consommation abusive d'alcool ou de drogue et de dépendance à ces substances ou au jeu. En 2013-2014, plus de 57 000 nouvelles demandes de service ont été faites aux CRD. Parmi celles-ci, près de 30 % proviennent de jeunes de moins de 25 ans.
SOURCE : Association des centres de réadaptation en dépendance du Québec (ACRDQ)

Arlette Côté, [email protected], 514 287-9625, poste 109, Cellulaire : 514 757-4929, www.acrdq.qc.ca
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