TORONTO, le 20 mars 2025 /CNW/ - Des membres des professions juridiques de l'Ontario seront reconnus pour leurs réalisations et leurs contributions exceptionnelles à leurs communautés lors de la cérémonie annuelle des prix du Barreau qui se tiendra le 28 mai 2025.
Les récipiendaires du Prix des droits de la personne du Barreau seront également reconnus pour leurs contributions exceptionnelles à la défense des droits de la personne ou à la promotion de la primauté du droit aux paliers provincial, national ou international.
La cérémonie, que présidera le trésorier Peter Wardle, accueillera les récipiendaires et leurs invités. Un lien à une webdiffusion sera offert aux personnes qui désirent y assister au LSO.ca/Remise-de-Prix-2025.
« Chaque année, le Barreau de l'Ontario reconnait le leadership et l'excellence. Les récipiendaires de cette année ont démontré leur engagement et leur passion pour leur travail, leurs communautés et leurs principes. Ils ont utilisé leurs connaissances et leurs habiletés pour informer, élever, servir et dans certains cas, protéger les autres, surtout dans les communautés mal desservies. Je félicite chacun d'entre eux et je suis honoré de leur remettre un prix du Barreau pour 2025 », a déclaré le trésorier Peter Wardle.
Voici les points saillants des accomplissements des récipiendaires de 2025 :
Michelle Zare : Titulaire de permis depuis 2008, Michelle Zare est la fondatrice de Zare Paralegal Services.
Mme Zare est une défenseure dévouée aux travailleurs blessés de l'Ontario, se spécialisant dans les blessures liées au stress mental chez les premiers intervenants. Son travail dans ce domaine comprend des affaires d'indemnisation des travailleurs qui ont fait jurisprudence.
Forte d'une vaste expérience des appels devant la Division des services d'appel de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail, le Tribunal d'appel de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (TASPAAT) et des appels en matière de prestations d'invalidité du Régime de pensions du Canada devant le Tribunal de la sécurité sociale (TSS), Mme Zare est une professionnelle, leader et entrepreneuse hautement qualifiée.
Son expertise et son engagement en faveur de la justice lui ont valu de prestigieuses distinctions, notamment le FirstOntario 1Award for Small Business en 2012 et une place parmi les 40 meilleurs entrepreneurs de moins de 40 ans de Hamilton pour ses réalisations commerciales en 2015. Au fil des ans, son cabinet est devenu une entreprise florissante, avec une équipe dévouée de six parajuristes titulaires de permis, qu'elle encadre activement dans le domaine du droit en matière d'indemnisation des travailleurs.
Au-delà de son travail de défense des droits, Mme Zare est profondément impliquée dans l'éducation juridique. Depuis 2017, elle copréside le programme annuel de droit en matière d'indemnisation des travailleurs du Barreau de l'Ontario. De 2019 à 2020, Mme Zare a enseigné à temps partiel dans le cadre du programme d'études en techniques juridiques du Mohawk College dont elle continue à siéger au comité consultatif. Elle est également membre du groupe consultatif du TASPAAT.
Récemment, elle a été nommée codirectrice de la formation pour le nouveau certificat de pratique en matière de sécurité et d'assurance au travail de la faculté de droit de l'Université de Windsor, un programme exclusif destiné aux avocats et aux parajuristes.
Déterminée à redonner à la communauté, Mme Zare a une longue histoire de service communautaire, soutenant des organisations telles que Boots on the Ground, Canada Beyond the Blue, Badge of Life Canada et Wounded Warriors Canada. Elle agit régulièrement comme bénévole pour donner des ateliers éducatifs à certains des travailleurs les plus vulnérables de notre province.
Antoine L. Collins : Admis au barreau du Maryland en 2002 et de l'Ontario en 2011, la carrière d'Antoine L. Collins se distingue par un engagement indéfectible en faveur de la justice, du service communautaire et de la diversité, de l'équité et de l'inclusion (DEI). En tant qu'avocat, artiste et leader communautaire, il a parfaitement su conjuguer sa passion pour le service communautaire et ses activités professionnelles, de sorte qu'il exerce un impact profond à la fois sur la profession juridique et sur le paysage social et culturel plus large de l'Ontario.
Le leadership de Me Collins s'illustre par son rôle de membre coordinateur/arbitre au sein de la Section de la protection des réfugiés de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada, où il a mené des initiatives visant à améliorer l'équité, la diversité et l'inclusion ainsi que l'accessibilité. Ses efforts ont jeté les bases de l'amélioration des pratiques d'embauche et de l'élargissement des possibilités au sein de la section. De plus, son mentorat auprès des nouveaux membres et sa cofondation du Réseau des employés de race noire de la SPR illustrent également son approche proactive pour résoudre les problèmes systémiques et inspirer les personnes noires, autochtones et de couleur à poursuivre leurs ambitions professionnelles.
En tant que président de la section d'Ottawa de l'Association des avocats noirs du Canada (AANC), Me Collins a encadré d'innombrables étudiants et jeunes professionnels du droit, démontrant le pouvoir transformateur du partage des connaissances et de l'expérience. Son rôle de premier plan dans la mise en place du programme de mentorat 2SLGBTQIA+ de l'AANC et sa publication du premier livre sur les juges noirs du Canada soulignent son engagement en faveur de l'égalité, de la diversité et de l'inclusion au sein de la profession. Il reste activement impliqué dans la communauté juridique à travers son travail avec de nombreuses associations juridiques.
L'engagement de Me Collins envers la communauté se reflète également dans son implication auprès d'organisations telles qu'OrKidstra et le Conseil des arts d'Ottawa (CAO). Pendant la pandémie, il a joué un rôle crucial en aidant le CAO à obtenir des parrainages essentiels pour le Prix pour artistes émergents PANDC. En tant que chanteur de jazz, sa passion pour les arts l'encourage à collaborer avec des organisations telles que l'Office national du film du Canada et le Inside Out Film Festival pour promouvoir la diversité dans les arts.
Que ce soit dans une salle d'audience, un studio d'enregistrement ou une salle de concert, Me Collins dégage une énergie positive grâce à sa personnalité, son style et son soutien indéfectible à une communauté plus éclairée et plus inclusive.
Yola Ventresca : Canadienne de première génération d'origine libanaise, admise au barreau en 2006, Yola Ventresca est une leader visionnaire qui se consacre à l'élimination des barrières systémiques dans la profession juridique et à la création d'une pratique plus équitable, diversifiée et inclusive.
Chez Lerners LLP, Me Ventresca exerce une activité florissante dans le domaine du contentieux, en particulier dans les domaines du droit du travail, de l'emploi, de l'éducation et de la santé. Elle est également enquêtrice certifiée en milieu de travail. Son expertise juridique lui a valu de nombreuses récompenses et distinctions externes.
Devenue associée au cabinet Lerners en 2015, Me Ventresca est entrée dans l'histoire en 2022 lorsqu'elle est devenue associée directrice du bureau fondateur du cabinet à London, en Ontario, devenant ainsi la première femme racisée, la première femme avec de jeunes enfants et la plus jeune personne jamais nommée à ce poste.
Me Ventresca défend le mentorat et remet en question les approches traditionnelles du perfectionnement professionnel des nouveaux avocats, en particulier des femmes. Elle s'adresse à des publics variés et consacre son temps et son expertise à diverses causes caritatives et de défense des droits.
Son engagement en faveur de la lutte contre la discrimination systémique se manifeste également dans les postes de direction qu'elle occupe. Membre de longue date de la Société des plaideurs, elle a occupé divers postes, notamment celui de présidente du comité permanent des avocats en milieu de carrière (aujourd'hui disparu). Elle siège au conseil consultatif du doyen de la faculté de droit de l'Université Western, où elle a également été professeure adjointe.
En 2024, Me Ventresca a été nommée au Conseil national du Fonds d'action et d'éducation juridique pour les femmes (FAEJ). Elle siège également au conseil des gouverneurs de son alma mater, le Huron University College de l'Université Western, et collabore activement avec des organisations communautaires pour encadrer de jeunes étudiantes du secondaire s'identifiant comme femmes.
Son leadership et son militantisme lui ont valu de nombreuses distinctions, notamment le prix Female Trailblazer de Gowling WLG (Canadian Lawyer Magazine, 2022 et 2023). Elle a également été honorée par son député local en tant que résidente de London d'exception, principalement pour ses efforts visant à retenir les femmes dans le secteur privé.
Par son excellence professionnelle, son leadership novateur et son engagement indéfectible en faveur de la diversité et de l'inclusion, Me Ventresca illustre l'impact transformateur qu'une personne peut avoir sur la profession juridique et la communauté au sens large.
Professeure Sharryn J. Aiken : Admise au barreau en 1986, la professeure Aiken s'est distinguée en tant que militante, juriste, enseignante et figure de proue de sa communauté.
Dans les années 1990, elle a dirigé un projet d'alphabétisation juridique à Sioux Lookout, puis a travaillé comme avocate salariée au sein des services juridiques de South Etobicoke et du Refugee Law Office à Toronto.
En 2002, elle s'est jointe à la faculté de droit de l'Université Queen's en tant que professeure à temps plein. À Queen's, elle a été une éducatrice primée ainsi que l'architecte et la directrice académique fondatrice d'un nouveau diplôme d'études supérieures en droit de l'immigration et de la citoyenneté - un programme en ligne novateur qui a considérablement relevé le niveau en matière d'éducation, de formation professionnelle et de professionnalisme pour les consultants en immigration.
Le leadership de la professeure Aiken dans le secteur à but non lucratif a été déterminant, qu'il s'agisse de guider la clinique commémorative Barbra Schlifer dans le cadre d'un changement organisationnel, d'assurer la coprésidence du programme des droits à l'égalité du Programme de contestation judiciaire du Canada ou de servir pendant des décennies au sein du Conseil canadien pour les réfugiés, notamment en tant que présidente et coprésidente du comité des affaires juridiques.
Elle est actuellement présidente du FCJ Refugee Centre, une agence d'aide aux réfugiés et aux migrants qui a reçu le prix City of Toronto Community Champion en 2023.
Malgré leurs mandats disparates, ces organisations ont pour objectif commun de faire une différence dans la vie des personnes en quête d'équité, tout en s'efforçant d'amplifier les voix marginalisées, de leur donner les moyens de se faire entendre et de promouvoir le changement systémique. Le rôle de cheffe de file de la professeure Aiken dans ces organisations a eu une action positive considérable pour les nombreuses communautés qu'elles servent.
Barry Corbin : Admis au barreau en 1982, Barry Corbin est un leader dans le domaine des testaments, des successions et des fiducies. Il a démontré les plus hauts standards d'excellence en tant qu'avocat compétent, penseur stratégique, écrivain prolifique, enseignant engagé, mentor généreux et solidaire et ardent défenseur du changement.
La réputation de Me Corbin au sein de la profession va bien au-delà de sa pratique en tant que spécialiste agréé en droit des successions et des fiducies. Tout au long de sa carrière, il a participé activement à la formation continue en enseignant, en donnant des conférences, en présidant des programmes et des cours et en élaborant des formations. Il a longtemps servi la profession en s'impliquant auprès de l'Association du Barreau de l'Ontario et de l'Association du Barreau du Canada ainsi que du Barreau de l'Ontario. Il est membre international de l'American College of Trust and Estate Counsel depuis 2001.
Me Corbin a été rédacteur en chef du Estates, Trusts & Pensions Journal de 1990 à 2005. Il est cofondateur et contributeur régulier de l'infolettre mensuelle de Thomson Reuters, Money and Family Law, publiée sans interruption depuis 1986.
Me Corbin a été membre du sous-comité des successions du Comité des règles de procédure civile de 1996 à 2024, dont il a été le président de 2008 à 2023. Pour ce service, il a reçu la médaille de la Cour d'appel en 2023 en l'honneur de ses contributions spéciales à l'administration de la justice. Il a reçu en 2008 le prix d'excellence en droit des fiducies et des successions de l'Association du Barreau de l'Ontario.
Me Corbin consacre beaucoup de temps au service communautaire. Il a siégé au comité des règles du Toronto Hebrew Memorial Parks pendant 17 ans dont il a été membre du conseil d'administration pendant 10 ans. Il siège actuellement au conseil d'administration de l'Avenue Road Music and Performance Academy.
Norman Farrell : Admis au barreau en 1988, Norman Farrell a travaillé sans relâche pour rendre justice aux victimes d'atrocités de masse à travers le monde, en poursuivant des affaires de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de terrorisme national devant des tribunaux internationaux.
Il a occupé des postes importants, notamment celui de procureur en chef du Tribunal spécial pour le Liban, de procureur adjoint du Tribunal pénal international des Nations unies pour l'ex-Yougoslavie et de procureur principal au Tribunal pénal international des Nations unies pour le Rwanda. Il a également été conseiller juridique au Comité international de la Croix-Rouge à Genève et en Éthiopie et délégué à Sarajevo. Avant son travail international, il était avocat de la Couronne - Droit criminel à Toronto.
Par son travail, il a lutté contre l'impunité et s'est efforcé de demander des comptes aux plus hauts dirigeants civils et militaires. Ce faisant, il a contribué à rendre justice à des centaines de milliers de victimes et de survivants de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide. Il est revenu au Canada en 2022. Dans ses nouvelles fonctions de conseiller juridique principal au sein de la section des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre du ministère de la Justice, il met sa riche expérience internationale au service des Canadiens. Ses contributions au développement du droit pénal international ont laissé une marque indélébile et continueront d'avoir un impact et d'aider à rendre justice aux victimes de crimes internationaux graves dans les années à venir.
Monique Jilesen : Monique Jilesen représente ce que la profession juridique a de mieux à offrir. Avocate redoutable et l'une des meilleures plaideuses de sa génération au Canada, elle a mené avec succès certaines des affaires les plus importantes et les plus médiatisées devant nos tribunaux.
Me Jilesen a eu un impact durable sur le secteur juridique et la communauté au sens large grâce à d'importants postes de direction au sein du conseil d'administration de la Société des plaideurs, du Comité des utilisateurs du rôle commercial, de l'Académie internationale des avocats plaidants, de Centraide et de son cabinet des grands donateurs, entre autres.
Les contributions de Me Jilesen à la communauté juridique comprennent un engagement profond envers l'enseignement et le mentorat. Elle ne refuse jamais une occasion de transmettre ses connaissances et de faire partager son expérience pour promouvoir la pratique du droit et aider ses pairs et les avocats plaidants en début de carrière.
En tant qu'associée directrice de Lenczner Slaght, Me Jilesen est à l'avant-garde de la stratégie du cabinet, de la formation de la prochaine génération d'experts en contentieux, et encourage les initiatives en matière d'inclusion, de diversité, d'équité et d'accessibilité, et l'innovation au sein du cabinet, dont elle défend une culture performante et inclusive, et la mise à profit de ses talents pour imaginer et mettre en œuvre des idées audacieuses. En 2018, elle a développé le site Web primé commerciallist.com, qui aide les avocats et les parties à s'orienter dans les actions du rôle commercial. Ce site Web primé améliore l'accès des justiciables, des pairs, des juges et des étudiants aux tribunaux - optimisant l'administration de la justice.
L'extraordinaire défense des droits et le leadership de Me Jilesen ont été largement reconnus, notamment par le prix Douglas K. Laidlaw pour l'excellence en plaidoirie, par l'American College of Trial Lawyers et par l'Académie internationale des avocats plaidants, ainsi que par sa désignation par Toronto Life comme l'une des 50 personnes les plus influentes.
Melissa Kluger : Admise au barreau en 2002, Melissa Kluger a apporté une contribution unique et durable à la profession juridique.
Me Kluger a abandonné une carrière juridique traditionnelle pour créer une société de médias, Law and Style Media Inc., et sa publication phare, Precedent Magazine. Depuis près de 20 ans, elle utilise la plateforme qu'elle a créée pour favoriser la communauté, mettre en valeur la diversité du barreau et promouvoir le changement là où il est le plus nécessaire. Elle a combiné ses connaissances en droit et en journalisme pour cibler les membres de la communauté juridique auparavant mal servis, des étudiants en droit aux nouveaux avocats en passant par les avocats d'horizons divers.
Son travail a donné à la profession quelque chose de nouveau et de rafraichissant : une publication élégante qui met à l'honneur des avocats de tous horizons. Me Kluger a toujours privilégié le journalisme d'investigation de haute qualité sur des sujets tels que la santé mentale, l'accès à la justice, la toxicomanie, la diversité et la réconciliation.
Sous la direction de Me Kluger, Precedent a reçu plusieurs prix prestigieux de journalisme, dont l'or dans la catégorie Meilleur magazine aux prix du magazine canadien, la plus haute distinction dans le journalisme spécialisé canadien. Elle a comblé un vide journalistique dans le monde juridique ontarien et l'a fait avec professionnalisme et intégrité.
Professeur Jim Phillips : Le professeur Jim Phillips est membre de la faculté de droit de l'Université de Toronto, nommé conjointement au département d'histoire, et ancien auxiliaire juridique de Madame la Juge Wilson de la Cour suprême du Canada. C'est un leader intellectuel qui a contribué à faire passer le domaine de l'histoire juridique canadienne, d'un sous-domaine périphérique du droit et de l'histoire à un domaine important dans les deux disciplines.
Ses travaux de recherche, en particulier ses deux volumes (bientôt trois) de History of Law in Canada, écrits avec deux collègues, ont transformé le domaine de l'histoire du droit au Canada en approfondissant notre compréhension du système juridique canadien. Cet ouvrage utilise méticuleusement l'histoire du droit pour interroger le passé, le présent et l'identité nationale du Canada, devant les facettes juridiques multiples de notre système juridique, fondé sur le droit civil et la common law, ainsi que sur les traditions juridiques autochtones.
Il est rédacteur en chef de l'Osgoode Society for Canadian Legal History depuis 2006. À ce titre, il a supervisé la publication de plus de 60 livres, élargi et diversifié son programme d'histoire orale et dirigé des séminaires pour la profession juridique et le public.
Le professeur Phillips est animé d'une profonde passion pour la promotion de l'histoire du droit et par un désir désintéressé de servir la profession juridique et d'améliorer le droit. Il a été largement reconnu pour ses contributions savantes à l'histoire du droit canadien, notamment par la médaille Mundell pour l'excellence de ses écrits juridiques. Plus récemment, il a été élu membre honoraire de l'American Society for Legal History et membre de la Société royale du Canada.
Janice Rubin : Admise au barreau en 1991, Janice Rubin est une innovatrice et une pionnière remarquable et exceptionnelle qui a défendu le droit comme solution aux problèmes de droits de la personne et de harcèlement, de discrimination, de violence sexuelle et d'inconduite en milieu de travail.
Elle a ouvert la voie dans le tout nouveau domaine du harcèlement sexuel en milieu de travail et des droits de la personne, et avec ses collègues, elle a mis en place l'une des plus grandes pratiques d'enquête en milieu de travail et dans les organisations du pays. Elle est cofondatrice et associée codirigeante du cabinet d'avocats Rubin Thomlinson LLP, spécialisé dans les enquêtes en milieu de travail et basé à Toronto.
Ses recommandations pour l'amélioration des politiques et des programmes en milieu de travail, des mesures correctives et de la culture ont entrainé des changements importants et positifs dans les institutions et les entreprises publiques et privées qui sont en proie à des environnements de travail toxiques, à un manque de leadership, au harcèlement sexuel et autre, à la violence et à la discrimination. Ce changement a profité à tous ceux qui travaillent dans ces milieux de travail et institutions et interagissent avec eux.
Grâce à son travail et à ses efforts, les milieux de travail canadiens sont devenus plus surs et plus inclusifs. Me Rubin a généreusement mis ses compétences et son expertise au service de l'enseignement, de la sensibilisation des avocats, des employeurs et d'autres personnes en matière de santé et de sécurité au travail. Son travail a conduit à un changement culturel, établissant une nouvelle norme dans le traitement des allégations d'inconduite sexuelle et de harcèlement en milieu de travail.
Me Rubin a dirigé la campagne Women Moving Women pour la Fondation canadienne des femmes et a été membre du comité directeur fondateur pour la création du Judy Project à la Rotman School of Management. Elle est une fervente partisane et un modèle pour les femmes exerçant une profession juridique. Son travail a été largement reconnu et récompensé par de nombreux prix.
Dr Christopher Waters : Admis au barreau en 1996, Dr Waters est professeur à la faculté de droit de l'Université de Windsor. Spécialiste du droit international, il se concentre sur le droit international humanitaire, ou le droit des conflits armés. Il a développé ses connaissances en droit international basées sur des expériences de terrain dans des zones postconflit avant d'entrer dans le monde universitaire.
Dr Waters a occupé pendant neuf ans des postes de direction à la faculté de droit de l'Université de Windsor. Il a été doyen associé de 2009 à 2012 et doyen de 2015 à 2021. Pendant ses années en tant que doyen, il a dirigé plusieurs initiatives de transformation à l'Université de Windsor. La plus importante d'entre elles a été le lancement et la collecte de fonds pour la rénovation de plusieurs millions de dollars du bâtiment de la faculté de droit de Windsor, qui s'est achevée en 2023.
L'initiative de rénovation, connue sous le nom de Transforming Windsor Law, était basée sur les principes directeurs suivants : améliorer l'accessibilité, améliorer l'expérience d'apprentissage des étudiants et établir des liens avec les communautés autochtones locales. Il a dirigé la faculté de droit pendant les périodes difficiles de la pandémie et a également présidé le Conseil des doyens et doyennes des facultés de droit de l'Ontario pendant cette période. En outre, en tant que doyen, il a travaillé avec ses collègues pour développer les programmes cliniques et expérientiels de la faculté de droit et étendre les services aux étudiants.
Dr Waters a été corédacteur en chef de la Revue du barreau canadien au cours de la dernière décennie et s'est impliqué dans un large éventail d'organisations juridiques et communautaires. Il est membre du conseil d'administration de l'Essex Law Association, bénévole à la Croix-Rouge canadienne, membre fondateur du conseil d'administration du Windsor Persian Cultural Centre et conservateur invité des expositions d'histoire locale au musée de Windsor.
Enfin, un défenseur dévoué du cyclisme et auteur de Every Cyclist's Guide to Canadian Law, Dr Waters se consacre à rendre les rues plus sures pour tous. En 2024, il a reçu le prix Wheels of Change de la Share the Road Coalition pour son travail en faveur du cyclisme.
Ritu Gambhir : Admise au barreau en 2000, Ritu Gambhir a consacré sa carrière à la défense des droits des populations vulnérables. Elle a appris le droit auprès de Brian Crane, membre principal de Gowlings, qui lui a enseigné l'importance de rester calme et courtoise dans les situations à enjeux élevés. Ensemble, ils ont collaboré avec la Première Nation Déline dans les premières étapes de la négociation d'un accord d'autonomie gouvernementale au niveau communautaire.
En 2006, elle s'est jointe au ministère de la Justice du Canada et a donné des conseils sur les questions touchant les droits des peuples autochtones, prenant également le temps de travailler avec les Nations Unies (ONU) au Népal, en surveillant les aspects du processus électoral du pays liés aux droits de la personne.
Après avoir quitté le gouvernement fédéral en 2013, Me Gambhir s'est consacrée à travailler avec des organisations internationales dans des situations de conflit et de crise, notamment au Tchad, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine et au Mali.
En tant que spécialiste des affaires humanitaires au sein de Médecins sans Frontières, elle a plaidé pour l'acheminement de l'aide médicale et humanitaire aux populations en détresse sans discrimination.
Au cours de son mandat en tant que responsable des droits de la personne à l'ONU, elle a géré conjointement des équipes chargées de mettre en œuvre des mesures de protection pour les victimes et les témoins de violations des droits de la personne et d'améliorer le respect par les forces de sécurité du droit international humanitaire et des normes relatives aux droits de la personne.
En 2020-2021, Me Gambhir a eu le privilège de servir le Canada en tant que membre de la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, où elle a statué sur les appels des demandes d'asile. En 2021, elle est retournée à l'ONU en tant que responsable principale des droits des victimes en Haïti, donnant un soutien aux victimes d'exploitation et d'abus sexuels par le personnel de l'ONU tout en plaidant pour la responsabilité institutionnelle et individuelle envers ces victimes.
Depuis qu'elle a quitté l'ONU en 2024, elle est consultante pour des organisations internationales, offrant son expertise sur la protection et la diligence raisonnable en matière de droits de la personne.
Jimmy Lai : Défenseur renommé des droits de la personne, militant prodémocratie, écrivain et éditeur, Jimmy Lai est un citoyen britannique de 77 ans, père et grand-père, dont la famille vit au Canada.
M. Lai est actuellement un prisonnier d'opinion, détenu arbitrairement à Hong Kong depuis plus de quatre ans. Son activisme prodémocratie et son engagement en faveur de la liberté de la presse ont attiré l'attention du monde entier sur son arrestation et sa détention.
Il a passé plus de 1 500 jours en isolement cellulaire dans une prison de sécurité maximale. Il s'est vu refuser un procès équitable ou le choix de son représentant juridique et on l'a empêché d'accéder à des soins médicaux spécialisés indépendants bien qu'il soit diabétique.
En 1995, M. Lai a fondé le journal prodémocratie en langue chinoise Apple Daily. Le journal était un tabloïde dont l'objectif était de couvrir l'actualité criminelle et les divertissements. Il comportait souvent des titres sensationnels et avait adopté une position éditoriale prodémocratie et anticorruption. Apple Daily s'est fait connaitre en contestant le système politique de Pékin et la manière dont la Chine continentale présentait l'actualité à Hong Kong.
Peu après l'introduction de la loi sur la sécurité nationale (LSN) à Hong Kong en 2020, qui a été condamnée à l'échelle internationale, les bureaux d'Apple Daily ont été perquisitionnés et M. Lai a été arrêté pour la première fois. Après sa mise en liberté sous caution d'une courte durée, il a été arrêté à nouveau et il est emprisonné depuis décembre 2020. En juin 2021, Apple Daily a été contraint de fermer après le gel de ses avoirs et ses membres de la direction, ainsi que ses employés ont été arrêtés.
M. Lai a subi un déferlement de poursuites et a déjà été condamné à plus de sept ans d'emprisonnement au total pour divers chefs d'accusation. Il est toujours jugé pour sédition et « collusion avec des forces étrangères » en vertu de la LSN, pour lesquelles il risque une peine maximale de prison à perpétuité. Son procès, qui connait des retards importants, dure depuis plus d'un an.
En septembre 2024, le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire a déclaré que l'emprisonnement de M. Lai, qu'il a qualifié d'arbitraire, portait atteinte aux lois internationales en matière de droits de la personne à bien des égards, et il a recommandé sa remise en liberté immédiate.
Le Barreau règlemente les avocats, les avocates et les parajuristes de l'Ontario dans l'intérêt public. Le Barreau a pour rôle de protéger l'intérêt public, de maintenir et de faire avancer la cause de la justice et la primauté du droit, de faciliter l'accès à la justice pour toute la population de l'Ontario et d'agir de façon opportune, ouverte et efficiente.
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SOURCE Law Society of Ontario

Source : Jennifer Wing, agente principale des communications, [email protected].
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