OTTAWA, le 3 févr. 2016 /CNW/ - Des niveaux élevés d'endettement, conjugués à des perspectives d'emploi réduites, font en sorte que les Canadiens ont moins d'argent à dépenser pour leurs forfaits de télécommunications et limitent la croissance du secteur, selon les Perspectives industrielles - Télécommunications du Conference Board du Canada.
« La consommation canadienne va croître modestement en 2016, déclare Kristelle Audet, économiste principale, Tendances économiques industrielles. Cela, de pair avec les fortes hausses des prix des services de télécommunications observées au cours des deux dernières années, obligera probablement les Canadiens à revoir leurs services de télécommunications et à éliminer du coup les options inutiles ».
FAITS SAILLANTS
- La croissance du secteur des télécommunications, qui ne devrait progresser que de 1,4 % en 2016, continuera d'être inférieure à celle de l'ensemble de l'économie canadienne.
- Les perspectives d'emploi limitées et les forts niveaux d'endettement font en sorte qu'il est plus difficile pour les Canadiens d'augmenter leurs dépenses en matière de services de télécommunications. Comme la hausse des prix du sans fil dépasse l'inflation, les consommateurs pourraient choisir de réduire leurs services et leurs options pour contrôler leurs dépenses de télécommunications.
- Le portrait est légèrement plus rose dans le segment des entreprises, vu qu'une hausse croissante de la demande de services de télécommunications est prévue dans les entreprises des secteurs de la fabrication et des transports.
Le rythme de croissance du secteur canadien des télécommunications a considérablement ralenti au cours des dernières années, passant d'une hausse de plus de 4 % en 2010 à seulement 0,4 % en 2015. L'industrie est affectée par les répercussions négatives de la baisse de l'usage du téléphone fixe dans tout le Canada. Les revenus provenant des services de téléphonie fixe ont chuté de près de 40 % au cours des 10 dernières années. Le segment de la télévision payante connaît aussi d'importantes perturbations, car davantage de Canadiens consultent leurs contenus en ligne. En outre, quelque 95 % des Canadiens possèdent déjà un téléphone mobile, ce qui rend de plus en plus difficile pour les opérateurs sans fil d'accroître leur clientèle.
Heureusement pour le secteur, les nouvelles technologies continuent d'alimenter la demande de données sans fil et filaires. Pour soutenir leur consommation croissante de contenus en ligne, les Canadiens auront encore besoin de connexions Internet rapides et fiables, dotées de plus grandes capacités de téléchargement. Sur le plan de données sans fil, certains opérateurs tentent de tirer parti de la popularité croissante de la lecture audio en continu pour encourager leurs utilisateurs à améliorer leur forfait mensuel. Cependant, les consommateurs pourraient atteint le point où chaque dollar supplémentaire dépensé en sans fil sera retranché d'autres types de services de télécommunications, tels que la télévision payante et les services de téléphone filaire.
Les perspectives sont un peu plus encourageantes du côté du segment des entreprises, où la demande de services de télécommunications interentreprises dans les secteurs de la fabrication et du transport devrait croître à un rythme soutenu. Le secteur des transports, notamment, devrait accroître ses dépenses dans les solutions liées à l'Internet des objets, vu que les dispositifs de connexion sont de plus en plus utilisés dans l'industrie pour le suivi des flottes. Comme les gains dans le segment des entreprises devraient en partie compenser les faiblesses de celui des consommateurs, la croissance du secteur des télécommunications devrait s'accélérer, une augmentation de 1,4 % étant prévue cette année.
Malgré ses difficultés, les résultats financiers de l'industrie demeurent exceptionnellement solides. Les bénéfices avant impôts, qui auraient légèrement diminué en 2015 selon les estimations, devraient regagner du terrain en 2016, passant à 7,9 milliards $. Et les marges bénéficiaires devraient rester supérieures à 10 % au cours des cinq prochaines années - soit bien au-dessus de la moyenne de l'ensemble des autres secteurs.
SOURCE Le Conference Board du Canada

Sean Burgess, Relations avec les médias, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 294, Courriel : [email protected]; ou, Juline Ranger, directrice, Communications, Le Conference Board du Canada, Tél. : 613-526-3090, poste 431, Courriel : [email protected].
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