Manifestation - Les centres d'éducation populaire de Montréal réclament leur dû pour payer leur loyer
MONTRÉAL, le 1er avril 2025 /CNW/ - Après une décennie sans solution durable, les centres d'éducation populaire de Montréal (CEPs) réitèrent leur refus d'utiliser l'argent de la mission dédié à leurs activités pour payer un loyer imposé unilatéralement par le Centre de services scolaires de Montréal (CSSDM). Pour une troisième année de suite, les six (6) centres d'éducation populaire de Montréal (InterCEP) se retrouvent obligés de retenir leurs loyers faute de financement adéquat. Quatre des six centres emboîtent à nouveau le pas au Carrefour d'éducation populaire de Pointe-Saint-Charles et au CÉDA qui promettaient déjà de ne pas piger dans l'argent qui sert à la réalisation de leurs activités régulières.
En effet, maintenant que leur enveloppe de financement est vide, les 6 CEPs se réunissent en ce premier avril 2025 au 747, rue du Square-Victoria, pour réclamer leur dû au Conseil du Trésor. Sur place, une grande marionnette à l'effigie de Bernard Drainville demandera à Sonia Lebel d'assurer un financement adéquat aux CEPs.
Les partis d'opposition sont unanimes : il n'en tient qu'au ministre Bernard Drainville de trouver une solution à la situation présente et sauver l'avenir des CEPs. Guillaume Cliche-Rivard, député de la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne où logent deux CEPs, blâme le ministre pour la situation actuelle : « Le ministre de l'Éducation Bernard Drainville n'en fait pas assez pour répondre aux demandes des CEPs, c'est pourquoi je demande à la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, d'intervenir. Il est grand temps que la CAQ cesse de négliger le milieu communautaire et donne les moyens aux CEPs de se concentrer pleinement à leurs missions d'éducation populaire. » En plus de l'appui de tous les députés représentant les circonscriptions où logent les CEPs, ces derniers ont reçu au cours des dernières semaines une cinquantaine d'appuis de groupes communautaires alliés. Fort de ces appuis, interCEP promet de se mobiliser pour faire reculer le CSSDM sur ses poursuites et obtenir gain de cause auprès du MEQ.
À l'issue d'une deuxième année à retenir leur loyer, les CEPs ont réussi à faire reconnaître au Ministère de l'éducation (MEQ) l'urgence d'agir, malgré que son cabinet ait affirmé avoir « arrêté de chercher une solution » qui permettrait de trouver une solution pérenne. En effet, après avoir reçu trois mises en demeure de la part du CSSDM pour non-paiement de loyer, les CEPs avaient interpellé le MEQ pour les sortir de l'impasse. Le ministre Bernard Drainville a alors annoncé aux CEPs un financement qualifié d'exceptionnel, ponctuel et non-récurrent, pourtant insuffisant pour honorer le paiement de leurs loyers. Les menaces quant à la survie des CEPs sont pourtant bien réelles : l'un d'eux, le PEC d'Hochelaga-Maisonneuve, s'est vu forcé de déménager par le CSSDM en janvier 2024. Les CEPs exigent qu'une telle situation ne se reproduise pour aucun autre CEP et réclament le maintien de tous leurs bâtiments dans le patrimoine public. Voyant l'incapacité du MEQ à régler la situation, InterCEP interpelle maintenant aussi la présidente du Conseil du Trésor, Sonia Lebel, pour assurer un financement suffisant.
La solution pour la sauvegarde des six CEPs dans leur bâtiment est pourtant peu coûteuse pour le gouvernement. En effet, sur un budget ministériel de plus de vingt-trois (23) milliards de dollars, InterCEP réclame au gouvernement de créer une subvention de moins de deux (2) millions par année. « Imaginez quelqu'un qui ne pourrait pas trouver une cenne noire à partager alors qu'il se promène avec un billet de 100$. C'est le même ordre de grandeur dont il est question ici, » explique Xavier Philippe-Beauchamp, co-porte-parole d'interCEP. Ces sommes sont considérables pour des organismes communautaires, mais représentent une proportion infime du budget au MEQ
Quoi : Manifestation
Où : Au 747, rue du Square-Victoria
Quand : 1er avril 2025, de 11h30 à 13h00
Qui :
Ancrés dans leurs milieux de vie depuis plus de 50 ans, les CEPs sont des organismes communautaires logés dans des bâtiments excédentaires du CSSDM. Ils offrent des ateliers d'alphabétisation, de francisation, de découverte littéraire, d'expression artistique et d'initiation à l'informatique, ainsi que des cuisines collectives, des activités culturelles et bien plus. Une quinzaine d'organismes partenaires ont aussi leurs locaux dans les CEP et sont touchés directement par ce manque de financement.
Pour rejoindre les 6 CEPs :
- Centre éducatif communautaire René-Goupil de Saint-Michel 4105, 47e rue Montréal 514 596-4420
- Ateliers d'éducation populaire du Plateau 4273, rue Drolet Montréal 514 350-8881
- Comité social Centre-Sud 1710 rue Beaudry Montréal 514 596-7092
- Comité d'éducation aux adultes de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri 2515, rue Delisle Montréal 514 596-4422
- Carrefour d'éducation populaire de Pointe-Saint-Charles 2356, rue du Centre Montréal 514 596-4444
- Pavillon d'éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve 4650 rue Ontario Est Montréal 514 596-4488
SOURCE InterCep

Renseignements : Xavier Philippe-Beauchamp, co-porte-parole. Téléphone : 514-984-3722, Courriel : [email protected]; Marie-Josée Desrochers, co-porte-parole, Téléphone : 514-824-8073, Courriel : [email protected]
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