Mémoire du Mouvement national des Québécoises et Québécois dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 14 - Le français doit être la langue normale de l'espace public québécois
MONTRÉAL, le 14 mars 2013 /CNW Telbec/ - Le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ) présente aujourd'hui son mémoire intitulé « Avenir du français : retrouver l'esprit de la Loi 101, redécouvrir une volonté politique », dans le cadre de la consultation sur le projet de loi 14, Loi modifiant la Charte de la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne et d'autres dispositions législatives, à Québec.
D'entrée de jeu, le MNQ considère d'abord essentiel que le gouvernement du Québec décrète que le français est la langue normale dans l'espace public québécois, ainsi que dans ses relations avec les citoyens. « Le projet de loi 14 est selon nous d'un pas dans la bonne direction, mais qui ne permettra pas à lui seul d'assurer au français le statut qui doit lui revenir », de déclarer Gilles Laporte, président du MNQ.
Le MNQ convient cependant que tous ne s'entendent pas sur le véritable portrait de la situation linguistique, si bien que tout un chacun peut dénicher des chiffres rassurants et invitant l'opinion publique à l'apathie. Le MNQ demande donc au gouvernement d'assurer le financement de la recherche scientifique sur l'état réel du français et de se doter d'indicateurs clairs permettant, notamment, d'adapter les interventions de l'Office québécois de la langue française pour les rendre plus judicieuses, mieux ciblées et véritablement efficaces.
Le MNQ croit aussi qu'il est important que Québec se dote d'un commissariat indépendant à la langue française, chargé d'assurer une vigilance publique sur la situation du français au Québec, équivalent au Québec du rôle occupé à Ottawa par Graham Fraser aux langues officielles. Affranchis de toute partisanerie, les rapports de ce commissaire sur l'état du français pourraient faire autorité, à plus forte raison s'ils s'appuient sur des statistiques solides.
En matière d'immigration, la seule manière de concilier nos besoins en main-d'œuvre avec notre capacité d'accueil consiste à faire de la connaissance du français un critère de sélection obligatoire pour immigrer au Québec. Là encore, la seule maîtrise de la langue n'est pas garante de l'intégration, qui passe d'abord par le marché du travail. On doit donc prévoir ressusciter les COFI, ces centres d'orientation et de formation des immigrants, qui accomplissaient un excellent travail jusqu'à leur abolition pour des raisons budgétaires au tournant du siècle.
Le MNQ est cependant conscient que l'intégration des nouveaux arrivants ne se fera que si demeure à Montréal une masse critique de locuteurs francophones de souche. Il est donc opportun que le gouvernement du Québec mette en place une politique de rétention des jeunes ménages sur l'île de Montréal, à travers un programme adapté d'accès à la propriété, d'aide à la rénovation et de conversion des logements en copropriétés ; des formules très populaires auprès des jeunes familles francophones.
« Dans les circonstances, le MNQ lance un appel à tous les députés de l'opposition qui ont à cœur la survie de la culture française au Québec à se rallier aux mesures minimales proposées par la ministre De Courcy et à faire en sorte que quatre siècles d'enracinement en Amérique ne soient pas balayés par pur opportunisme politique », d'affirmer Gilles Laporte.
Le mémoire présenté par le MNQ est disponible en ligne à www.mnq.qc.ca.
M. Gilles Laporte présentera le mémoire du MNQ à 15 h à la salle Louis-Hippolyte-LaFontaine de l'Assemblée nationale. Il sera disponible pour des entrevues dès 14 h, au même endroit
Fondé en 1947, le MNQ est le réseau des dix-huit (18) sociétés nationales et sociétés Saint-Jean-Baptiste réparties sur tout le territoire du Québec. Il a pour mission de défendre et promouvoir l'identité québécoise, la langue, l'histoire, la culture et le patrimoine.
SOURCE : MOUVEMENT NATIONAL DES QUEBECOISES ET QUEBECOIS

Francis Mailly
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