Sous-payés, les membres du SFPQ à la Sépaq votent en faveur de la grève générale illimitée
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Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec03 avr, 2025, 09:00 ET
QUÉBEC, le 3 avril 2025 /CNW/ - Les travailleuses et les travailleurs de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), se sont prononcés à 88,8 % pour exercer des moyens de pression lourds pouvant aller jusqu'au déclenchement d'une grève générale illimitée au moment opportun.
Parmi les points en demande de la part des travailleuses et des travailleurs à la table de négociation, on retrouve les iniquités de traitement, la flexibilité de gestion, la mobilité du personnel, mais surtout la rémunération.
« Ce vote massif en faveur de la grève est un message clair : les augmentations de salaire proposées à la table de négociation sont inacceptables, elles couvrent à peine la hausse du coût de la vie. Le salaire moyen de nos membres se situe entre 16 et 17 $/heure, alors que le salaire minimum qui sera en vigueur au Québec en mai prochain sera de 16,10 $/heure. Comment la Sépaq peut-elle prétendre qu'elle veille sur son monde si son personnel n'est pas en mesure de boucler son budget? Il est temps pour nos membres de hausser le ton », affirme Michel Girard, vice-président du SFPQ, responsable de la mobilisation.
De son côté, le président général du SFPQ, Christian Daigle, accueille avec satisfaction les résultats qui témoignent de la volonté des membres, peu importe l'accréditation Sépaq visée, d'aller jusqu'au bout et d'appuyer leur comité de négociation. « Le gouvernement Legault refuse toujours d'offrir le rattrapage obtenu par l'ensemble du secteur public en 2023. La CAQ doit cesser de mettre des bâtons dans les roues à la négociation si on souhaite en arriver à un règlement durant les prochaines semaines et éviter un conflit de travail. Nos membres sont des passionnés qui ne souhaitent pas que les activités de pêche, de chasse, de camping et plein air des Québécoises et des Québécois tombent à l'eau, mais leur précarité financière est en jeu.
N'oublions pas que la très grande majorité de nos membres occupent des emplois saisonniers et qu'ils sont parmi les plus bas salariés de l'appareil gouvernemental québécois! », rappelle le porte-parole syndical.
La convention collective pour quelque 2 500 travailleuses et travailleurs de la Sépaq est échue depuis plus d'un an, soit le 31 décembre 2023.
Les établissements de la Sépaq en négociation sont :
- Les parcs nationaux;
- Les réserves fauniques;
- Le Manoir Montmorency;
- Le Parc de la Chute-Montmorency;
- Le siège social;
- Les campings;
- Les centres touristiques;
- Le Gite du Mont-Albert;
- L'Auberge de montagne des Chic-Chocs;
- L'Auberge de Port-Menier;
- L'Aquarium du Québec.
SOURCE Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

SOURCE : Éric Lévesque, Responsable des relations médias, SFPQ, Cellulaire : 418 564-4150, Courriel : [email protected]
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