Un budget mou mais prudent sur la contrebande de tabac
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Coalition nationale contre le tabac de contrebande (CNCTC)20 févr, 2014, 18:27 ET
OTTAWA, le 20 févr. 2014 /CNW/ - La Coalition nationale contre le tabac de contrebande reconnaît la prudence des mesures annoncées aujourd'hui dans le Budget du Québec 2014-2015 par le ministre des Finances et de l'Économie monsieur Nicolas Marceau.
« Tandis que le gouvernement du Québec ne creuse pas davantage l'écart entre le prix des cigarettes légales vendues en dépanneurs et des cigarettes illégales vendues clandestinement par des contrebandiers, dans son Plan budgétaire à la page D 15, le ministre Marceau prévoit des revenus à la baisse de la taxe sur le tabac pour les trois prochains exercices budgétaires. La prolifération de la contrebande de tabac qui se fait en toute impunité à travers le Québec joue évidemment son rôle dans cette perte de revenus fiscaux. Le prix d'un 'baggie' de 200 cigarettes au Québec continue d'être stable à environ 15$ dollars, pas besoin d'être un grand économiste pour voir que la lutte à la contrebande de tabac n'a pas les effets escomptés, » de déclarer Michel Rouillard, sergent à la retraite de la Sûreté du Québec et porte-parole de la Coalition nationale contre le tabac de contrebande. « Le gouvernement ne consacre pas de ressources additionnelles pour faire la lutte à la contrebande de tabac, mais son intention d'augmenter la capacité de traiter les dossiers d'infractions de nature pénale, comme pour les infractions à la Loi sur la vente des produits du tabac, est certes une mesure très louable dont le déploiement aura besoin d'être détaillé, » de déclarer monsieur Rouillard.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) estime que la vente du tabac de contrebande est utilisée par plus de 175 groupes criminels organisés aux fins de financer leurs activités illégales tels que le trafic de drogues et d'armes ainsi que la prostitution et le proxénétisme. Ces criminels ne vérifient évidemment pas l'âge de leurs acheteurs de cigarettes et ce phénomène a une incidence directe sur le tabagisme chez les jeunes. La vente de cigarettes illégales coûte également très cher à l'État—les pertes fiscales fédérales et provinciales sont estimées à près de 2,1 milliards de dollars annuellement. Toujours selon la GRC, près de cinquante fabriques clandestines de cigarettes illégales sont en opération au Canada et approvisionnent les réseaux de distribution opérés par des groupes criminels organisés tels que les Hells Angels, les gangs de rue et la mafia italienne.
AU SUJET DE LA COALITION NATIONALE CONTRE LE TABAC DE CONTREBANDE
La Coalition nationale contre le tabac de contrebande est constituée d'organismes et d'associations préoccupés par la problématique des cigarettes illégales. Les membres de la Coalition partagent un objectif commun et travaillent ensemble pour sensibiliser le public, le gouvernement et les médias à cette grave problématique qui sévit partout au Canada.
Les 16 membres de la Coalition sont : l'Association canadienne et québécoise des dépanneurs d'alimentation (ACDA-AQDA), l'Association des détaillants en alimentation (ADA), l'Association frontière hors taxe (AFHT), l'Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ), Canadian Taxpayers Federation, la Chambre de commerce du Canada, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), le Conseil canadien des fabricants des produits du tabac, le Conseil du patronat du Québec (CPQ), Échec au crime, la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), Manufacturiers et exportateurs du Canada, l'Association nationale des distributeurs aux petites surfaces alimentaires (NACDA), Ontario Chamber of Commerce, le Syndicat des Douanes et de l'Immigration et Toronto Crime Stoppers.
SOURCE : Coalition nationale contre le tabac de contrebande (CNCTC)

Carlos A. Godoy L., relationniste
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