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Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ)20 mars, 2025, 20:01 ET
QUÉBEC, le 20 mars 2025 /CNW/ - Le premier colloque sur le financement des services de police municipaux au Québec, organisé par la Fédération des policiers municipaux du Québec (FPMQ), s'est tenu en présence de 116 participants au Château Laurier de Québec. Élus municipaux, personnel administratif des villes, syndiqués, personnel politique et plusieurs autres ont applaudi l'initiative de la FPMQ, tout en soulignant la qualité et l'importance de cet événement.
« Nous sommes très heureux de la participation, de la qualité des conférences et de la satisfaction exprimée par les participants », exprime le président de la FPMQ, François Lemay. « C'était une première au Québec. Et la réponse fut extrêmement positive. Nous avons pu travailler et apprendre ensemble, avec des représentants de l'ensemble des sphères de la sécurité publique municipale. »
De fait, pas moins de 24 services de police (sur 28) étaient représentés par des élus et DG/DGA. De plus, l'ensemble des présidents des fraternités était présent, tout comme des membres du personnel politique des villes, des directeurs de services de police, l'Union des municipalités du Québec (UMQ), l'Association des directeurs de police du Québec (ADPQ) ainsi que la représentante de l'opposition officielle en matière de sécurité publique à l'Assemblée nationale, Mme Jennifer Maccarone et le représentant en matière de sécurité publique de la deuxième opposition, M. Andrès Fontecilla.
Au programme, le colloque a présenté un historique de la situation actuelle ainsi que le cadre juridique dans lesquels se situent les municipalités en regard des services de police municipaux et celles desservies par la Sûreté du Québec (SQ).
De même, un économiste et un actuaire ont fait état de l'iniquité factuelle entre le financement par Québec envers les municipalités desservies par la SQ et celles qui ne reçoivent aucun financement pour les services de base des sûretés municipales. « Ces présentations ont permis à tout le monde d'avoir les mêmes informations. Plusieurs personnes présentes ont beaucoup appris; et certains ont été secoués par les informations reçues », témoigne le président Lemay.
Lors d'un des ateliers de travail, les participants ont déclaré que parmi les huit ou neuf éléments pouvant être impactés par l'iniquité du financement, les quatre plus importants ou prioritaires sont : la formation, les programmes spécifiques aux enjeux locaux, les bâtiments et la rémunération globale/recrutement. « Ces éléments reflètent de ce que nos conférenciers et conférencières ont exposé; à savoir que Québec se désengage des responsabilités qu'il partage avec les municipalités. Tout comme ce fut également bien nommé que la criminalité et les enjeux sociaux évoluent à grande vitesse; et que, malgré les responsabilités de Québec, l'aide ne suit pas. Les exemples les plus actuels et éloquents sont ceux de l'itinérance et de la violence armée. »
Les problèmes de financement des bâtiments et des équipements sont aussi majeurs. Alors que les villes desservies par la SQ reçoivent le financement complet pour ces besoins, les municipalités qui ont des services de police doivent assumer 100% des coûts. « C'est complètement inacceptable. On parle de dizaines de millions de dollars d'iniquité pour un poste de police et d'équipements, pourtant nécessaires. Comme des voitures de police qui ont parfois jusqu'à 300 000 km au compteur » s'insurge François Lemay.
Plusieurs ont mis en lumière que les villes doivent couper dans différents services ou d'autres équipements pour pouvoir répondre aux besoins de sécurité publique. Et l'ensemble des participants a souligné l'importance et la qualité des services de police municipaux. « Là aussi, ce fut confirmé par une professeure de l'ÉNAP ».
Les suites
Déjà, il a été souhaité que les villes et la FPMQ puissent s'exprimer d'une seule voix; c'est-à-dire avec un message commun et pouvant s'appuyer mutuellement. De plus, alors que plusieurs ont appris qu'il existe dans la loi de police un Conseil des services de police, celui-ci fera l'objet d'une nouvelle demande de réactivation. « On ne s'explique pas pourquoi le ministre refuse de le remettre en place; d'autant qu'il est clairement inscrit dans la loi ».
Par ailleurs, un comité de suivi pourrait voir le jour. Il serait composé de représentants de la FPMQ et de villes intéressées par la démarche.
Enfin, si tout le monde s'entend pour qu'il y ait une équité (sans nécessairement une égalité) dans l'aide au financement des services de police municipaux, plusieurs idées ont été soumises en fin de journée afin de commencer à proposer des ajustements et des solutions. Ne serait-ce que, par exemple, de permettre des partages de ressources en ce qui a trait aux formations, lesquelles devraient être assumées par Québec puisque les policiers, même s'ils transfèrent de service de police (municipal ou SQ), demeurent formés.
En commentant la journée, François Lemay remarque que « ce genre de rencontre ou de colloque se fait déjà annuellement en Ontario. Avec le succès d'aujourd'hui, nous pouvons déjà penser à la prochaine édition en 2026 ».
SOURCE Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPMQ)

Source et informations: Pierre Tadros, Tadros RP, 438 398-5435, [email protected]
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